📌 Fiche d’identité
- Nom d’origine : L’Union Sandalière
- Entreprises successives (locaux) : SARL Vallespir Sandales (1989-2005), SARL Vallespir Pied Léger (jusqu’en 2008/2010)
- Localisation : Saint-Laurent-de-Cerdans
- Secteur d’activité : Industrie de l’espadrille (Coopérative ouvrière de production)
- Création : 1923
- Effectif : Entre 30 et 50 salariés
- Fermeture de l’Union Sandalière : 1979 (fin définitive de la fabrication d’espadrilles vers 2008/2010)
🤝 Un symbole social et ouvrier
Contrairement aux manufactures traditionnelles, l’Union Sandalière possède une histoire profondément ancrée dans le mouvement social de la région. En 1923, un groupe d’ouvriers décide de s’unir pour fonder l’une des toutes premières coopératives ouvrières de production. Ce modèle novateur et solidaire va faire vivre entre 30 et 50 salariés pendant des décennies, élevant le bâtiment au rang de véritable symbole du monde ouvrier laurentin. L’aventure de l’Union Sandalière prendra fin avec la fermeture de la coopérative en 1979.
🔄 Renaissance et résistance ouvrière
L’histoire des locaux ne s’arrête pas là, et l’esprit solidaire va y renaître dix ans plus tard. En 1989, suite à des licenciements au sein d’une autre usine locale (Maison Ollet Llobere / Jolux), un groupe de salariés décide de ne pas baisser les bras. En mettant en commun leurs indemnités de licenciement, ils s’installent dans une partie des locaux de l’Union Sandalière et fondent la SARL Vallespir Sandales.
L’entreprise tiendra jusqu’à son dépôt de bilan en 2005. L’activité de fabrication est ensuite reprise sous le nom de SARL Vallespir Pied Léger. Malheureusement, entre 2008 et 2010, les machines s’arrêtent définitivement : c’est la fin de la fabrication d’espadrilles entre ces murs.
🧱 Patrimoine et état actuel
Sur le plan architectural, l’édifice est un parfait représentant de la construction industrielle typique de Saint-Laurent-de-Cerdans.
Après l’arrêt des chaînes de production, le bâtiment a été racheté par la commune pour être réhabilité. Aujourd’hui, il abrite en partie la Maison du Patrimoine André Abet, préservant ainsi la mémoire des lieux. Si cette reconversion culturelle est un succès, l’autre partie de cette vaste bâtisse a connu des fortunes diverses : plusieurs activités (restauration, imprimerie…) ont tenté de s’y installer ces dernières années, sans parvenir à s’y pérenniser.



